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La perte d'apprentissage :

Cette perte d’apprentissage, entraîne l’apparition d’un

phénomène d’hystérèse suite à la fermeture des écoles dans

le domaine de l’enseignement supérieur. En effet, de

nombreux étudiants ont eu du mal à suivre les cours,

plusieurs facteurs en sont la cause, le plus souvent étant en

lien avec le contexte socio-économique, pouvant conduire

sur le long terme à des répercussions sur les résultats

académiques :

 

-difficultés rencontrées par certains élèves à maintenir le

rythme d’apprentissage lorsqu’ils sont chez eux par

manque de ressources

​

-détérioration des compétences académiques

fondamentales par manque de pratique

​

-difficulté à reprendre des activités éducatives et sportives

​

-démotivation à cause de l’incertitude du milieu éducatif, qui s’accentue avec le retard accumulé

et bien d’autres facteurs encore.

Hausse anticipée des abandons scolaires :

Parallèlement aux pertes d’apprentissages,

l'impact économique de l’épidémie sur les

ménages risque d’accroître les inégalités en

matière de réussite scolaire.

 

Selon les estimations de l’UNESCO, 23.8

millions d’enfants et de jeunes (du pré-

primaire au tertiaire) pourraient l’année

prochaine abandonner l’école ou être privés

d’un accès à l’éducation du seul fait de

l’impact économique de la pandémie.

Le manque de préparation des enseignants :

La transition vers l’enseignement à distance est aussi difficile pour les enseignants. Dès le début de la pandémie, les enseignants ont été chargés d’organiser les activités d’enseignement à distance, souvent sans être guidés ni formés et sans disposer des ressources suffisantes. Une sorte d’improvisation leur a été imposée. Les programmes scolaires ont dû être modifiés ou condensés, les plans de cours adaptés, les méthodes de travail chamboulées.

Beaucoup d’enseignants se limitent à des échanges par courriels ou par téléphone mobile avec leurs élèves, d’autres organisent des classes virtuelles.

L'impact des visioconférences sur l'environnement :

D’après les professionnels de l’environnement,

bien que l'enseignement à distance participe à la

réduction des émissions de gaz à effets de serre ,

(la fermeture des établissements scolaires au

printemps 2020 en Suisse "a réduit la mobilité de

21.6%" donc diminution de l’empreinte carbone),

cependant cette diminution permet seulement une

réduction de l’empreinte carbone comprise entre

3 et 5 %.

De plus , l’enseignement à distance nécessite

une surutilisation d’outils numériques, moins

émetteurs que les transports certes, mais

mauvais tout de même pour l’environnement

et les relations sociales.

En effet, “Selon une étude, une heure de

visioconférence avec caméra allumée ou de

streaming émet 150 à 1.000 grammes de

dioxyde de carbone et nécessite 2 à 12 litres

d'eau.” . Ainsi une visioconférence est en

moyenne 3 fois plus impactante pour l’environnement quand on ajoute la vidéo.

Pour minimiser cela quelques gestes simples sont à mettre en place comme privilégier l'audio sur Zoom (ou d’autres plateformes) et utiliser le Wifi plutôt que la 4G (ou pire encore la 5G).

La pandémie aggrave le mal être des étudiants :

La crise sanitaire a fait accroître l’isolement des jeunes mais également les problèmes de précarité. Différents éléments contribuent à ce mal-être .

D’une part, il y a la pression que subissent les étudiants compte tenu de la valeur accordée au diplôme (car on ne sait pas quelle sera la valeur du diplôme de la génération Covid), déterminant le poste qu’ils occuperont dans leur vie professionnelle.

D’autre part, un sentiment général d’échec se fait ressentir chez de nombreux étudiants en cette période difficile. Il peut aussi bien être lié au cadre familial pour certains étudiants pour qui le départ pour les études avait permis de quitter un environnement toxique mais qui sont aujourd'hui contraint à vivre dans cet environnement les empêchant de travailler , de s'organiser. Pour les autres étudiants, l'échec est celui de ne pas pouvoir avoir de lien social à la fac , dans les soirées ou chez des amis. Les seules sorties se limitent à faire un petit footing ou aller faire les courses. De plus, l'interruption des activités rémunérées des étudiants ne fait qu’aggraver la situation, on estime que 30% des étudiants ont rencontré des difficultés financières contre 20% avant la pandémie probablement liées à la fermeture des entreprises qui permettaient aux jeunes de trouver un emploi. Tout cela a accentué le sentiment de solitude et d’échec des étudiants.

Les difficultés d'accéder à certains cours :

Tous les étudiants n’ont pas la chance d’avoir accès à des cours depuis le basculement en distanciel de l’enseignement. L’organisation des cours en ligne demeure très disparate selon les établissements, les filières mais également les enseignants, et cela même après un premier confinement. Ceci va mettre en évidence des inégalités structurelles au sein de l’enseignement supérieur.

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