
LES ACTEURS CONTRE
Les étudiants
Une partie des étudiants est contre un enseignement à distance, ayant du mal à se concentrer, ils doivent faire face à un isolement social, mais également à un isolement numérique avec des problèmes d’accès à Internet . Par conséquent, on constate une augmentation de la proportion d’étudiants ayant des troubles mentaux liés notamment à des problèmes financiers puisque depuis le premier confinement il y a eu une hausse du pourcentage d’étudiants en situation de précarité. Tout cela les a contraints à manifester pour avoir la possibilité de travailler en présentiel. Plusieurs manifestations organisées par les étudiants ont eu lieu dans l’optique de dénoncer leur condition de vie et de travail, en pleine crise sanitaire, étant donné que la majeure partie des cours se fait en distanciel.
Les enseignants
Quelques enseignants sont contre l'enseignement distanciel, d’une part en raison d’un manque d’interaction avec les élèves laissant ainsi les enseignants sur un avis négatif puisqu’ils doivent désormais “enseigner à des ordinateurs” sans même être sûrs que les élèves suivent, et d’autre part du fait que la dynamique du cours est ralenties lors d’éventuels problèmes de connexions.
Les protecteurs de l'environnement
D’après eux, l'utilisation de la visio pendant les cours en ligne a causé une hausse des gaz à effet de serre. De plus, même si la mobilité des étudiants a permis une diminution de l’empreinte carbone, celle-ci ne reste que très minime et est en partie compensée par une hausse de l’empreinte carbone liée à la visioconférence.
William DAB
Selon lui, ancien directeur général de la Santé, et plusieurs médecins "Il faut un confinement strict de deux mois, avec fermeture des écoles". Il plaide pour des mesures plus radicales avec "un confinement strict, incluant la fermeture des écoles". Par ailleurs, d’après l’augmentation exponentielle du nombre de cas, ce confinement devra être encore encore plus strict et long que le premier, à savoir "au moins deux mois". Il s’est aussi exprimé concernant la psychologie des étudiants actuellement . Pour lui, il vaut mieux imposer des restrictions très strictes pendant une durée courte permettant ainsi de relâcher la pression, plutôt qu’être dans un état anxiogène dans lequel on ne sait pas ce qu’il va se passer. William Dab met en avant le fait qu'aucun argument n’a été fourni pour appuyer le propos du ministre de l’Education Nationale selon lequel il y aurait “plus de bénéfices que de risques à laisser les écoles ouvertes.”.
Jean-Michel BLANQUER
Ministre de l'éducation nationale, il veut lui aussi maintenir les établissements scolaires ouverts: "L'école est fondamentale, c'est bon pour nos enfants” .
"C'est vrai que ça devient une exception française, mais il y a tout lieu d'en être fier", s'est-il félicité sur France Inter. Par ailleurs, il affirme: "Cette crise peut être une catastrophe éducative, j'essaye d'éviter ça à la France".
Il réitère son point de vue dans Le Parisien: "L'école est la dernière chose à fermer, car c'est l'institution la plus précieuse au cœur de la société. Donc on ne peut fermer l'école que lorsque l'on a essayé tout le reste et que ce n'est pas suffisant".
L'UNESCO
En avril 2020, 1.3 milliards d’élèves ont été concernés par la fermeture de leur école ou université selon l’UNESCO . Selon cet organisme les diverses conséquences de la fermeture des écoles sont:
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Interruption de l’apprentissage : pour les élèves défavorisés, qui ont généralement accès à un nombre plus restreint de possibilités éducatives en dehors du cadre scolaire.
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Alimentation des jeunes: de nombreux jeunes comptent sur les repas fournis gratuitement ou à moindre coût à l’école pour se nourrir et avoir une alimentation saine.
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Manque de préparation à l’enseignement à distance et à domicile
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Inégalité d’accès aux portails d’apprentissage numérique
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Incidence mécanique sur le système de santé
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Pression accrue sur les établissements scolaires qui restent ouverts
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Tendance à l’augmentation des taux de décrochage scolaire
Jean Castex
Il possède le même avis que monsieur Blanquer concernant l'enseignement à distance. En effet, selon lui: "C’est terrible de fermer les écoles". Il s’est fermement opposé à la fermeture : “Je sais ce que ça entraîne comme conséquence de fermer les écoles. Songez qu’il y a des pays européens où les enfants ne sont pas retournés à l’école depuis près d’un an. Je n’ose imaginer les conséquences de long terme. C’est terrible de fermer les écoles.” Et a insisté : “Mais vraiment la fermeture des écoles, il faut le faire en dernier recours. L'Unesco a reconnu qu’une des forces de la France est de ne pas fermer les écoles, en tout cas de tout faire pour l’éviter.”





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